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Echos-Séropos travaille en collaboration avec plusieurs associations belgo-congolaises

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Bienvenue sur Echos-Seropos d'ici et d'ailleurs

L’association Echos & Séropos d'ici et d'ailleurs a pour objet :
  • L'information et la sensibilisation aux questions relatives au VIH
  • la lutte contre la discrimination, la stigmatisation et les injustices commises à l'encontre des personnes vivant avec le VIH
  • La création d'outils de prévention
  • La collecte de témoignages et leur publication
  • Témoigner
  • La représentation des personnes vivant avec le VIH
  • La participation aux conférences sur le VIH
  • L'organisation d'évènements concernant le VIH
  • La collecte des fonds pour financer ces activités

Echos & Séropos réalise ses objectifs en collaboration avec d'autres personnes physiques et des associations nationales ou internationales ayant les mêmes objectifs qu'elle.

L'association est née d'une succession d'évènements, de rencontres, d'échanges et d'une dynamique dans notre parcours avec le VIH.

Les plus déterminants étant :
  • La dissolution d'Actup Bruxelles faute d'activistes motivés et l'arrêt de la publication de son bulletin d'information "Echo séropo". Cette étape nous a appris l'importance de l'information continue en matière du VIH.
  • La menace d'arrêt du Fonds de Solidarité Sida faute de donateurs et subsidiants publics ou privés, ce qui nous a fait prendre conscience de la précarité matérielle et morale générée par le VIH, ainsi que des facteurs de vulnérabilités qui en découlent.
  • Les difficultés du Projet Matonge asbl à se maintenir sur le marché associatif tout en s'occupant de la prévention sida dans la communauté africaine, sans perdre son créneau dans la prise en charge et la reconstruction identitaires des jeunes en difficultés issus de l'Afrique subsaharienne.. La question étant : comment s'occuper de la prévention drogue et délinquance sans parler du sida ? Ou comment s'occuper des jeunes en souffrance sans tenir compte de l'environnement ? des proches, de la famille ?
  • Des conférences, des diners débats, des animations dans les associations ou dans les écoles, des rencontres avec les jeunes, des visites en famille, des soutiens alimentaires, etc ...
De la frustration de ne plus avoir ni bureaux ni subvention pour poursuivre nos activités, est née, début mai 2007, un bloc de résistance.
Ce bloc devait dénoncer toutes ces discriminations visibles ou invisibles, ces inégalités flagrantes, ces injustices criantes et toute cette misère qui entoure le sida.
Il était surtout question de donner la paroles aux "Sans Voix du Sida" et prouver par la même occasion que, même sans rien, on peut faire bouger les choses et ne pas croiser les bras.
Au delà des frontières, une dynamique de solidarité extraordinaire s'est crée par des témoignages, des messages, des dessins, des chansons. Nous avons répondu à une demande de ceux qui n'avaient pas accès ou un accès limité à l'internet et désireux de s'informer davantage sur des sujets en rapport avec le sida.
Ainsi, en novembre 2007, est née la première revue gratuite d'Echos séropos d'ici et d'ailleurs consacrée au dossier "Immigration et VIH".
Cette revue fut financée en grande partie par une cagnotte "d'ici et d'ailleurs". Le Fonds de Solidarité Sida et le Projet Matonge y ont apporté leurs contributions.
Par la suite, en collaboration avec l'Education Permanente de la Communauté Française, nous avons sorti une brochure de témoignages sélectionnés dans notre blog sur base des thèmes : déni, exclusion, discrimination, stigmatisation, immigration, désir d'enfant etc ...
Cet outil est un support utilisé lors de nos rencontre.

De ce blog et de cette revue est née notre association dont les membres fondateurs sont :
  • Judith Bisumbu, Présidente
  • Ana Lanzas de Lannoy, Co-Présidente:
  • Michèle Parmentier, Trésorière,
  • Prudence Migale Urujeni, Secrétaire Général
  • Denise Malderez, Administrateur et membre d'honneur
  • Irène Montermann, Administrateur,
  • Emile Noel, Administrateur
Les membres effectifs ayant participé à cette mise en place sont :
  • Marcelline Madoki
  • Marie Dominique Nyagahene
  • Melanie Uwamaliya
  • Elisabeth Lusinde
  • Hugo Budaho
  • Keita Fadima
  • Karagire Vedaste
Pour nous écrire, allez sur la page Contacts de ce site.

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Les 3 derniers articles

Allocution du Dr Marcelline Madoki : ACP 30 novembre 06 - par Jude

Excellence Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs, Mesdames et Messieurs,
Selon le PNUD, dans son étude VIH et Développement l’ impact est sans comparaison : « L’impact socio-économique actuel et les répercussions prévues de l’épidémie sont tellement catastrophiques que la lutte contre le Sida et la lutte contre la pauvreté se confondent en un combat unique »
Le nombre de personnes infectées devrait atteindre au total 100 millions dans moins de 10 ans si une campagne massive n’est pas engagée immédiatement. En Afrique sub-saharienne, le sida est responsable de 25 % des décès.
Sur le Terrain Africain, le Projet Matonge asbl et moi-même participons à des évaluations
Ø de remise en état des structures sanitaires en Afrique subsaharienne avec l’aide des pays du Nord, d’une instauration de politique de santé et d’éducation sanitaire cohérentes et adaptées, des formations sur la prise en charge des maladies mentales et infectieuses. Je rentre du reste du Sénégal d’une formation dans le cadre de l’ethnopsy … car l’Afrique a beaucoup à nous apprendre.Nous avons établi un véritable partenariat avec quelques associations du Congo, du Burundi, de Guinée, d’Haiti qui font un travail remarquable sur le terrain, avec très peu de moyens, à qui nous fournissons de la documentation sur la drogue et le sida.et pour qui nous servons de relais avec les bailleurs de fonds potentiels
Dans un contexte désastreux et devant ces inégalités flagrantes où plus de 80 pour cents de malades se trouvent dans les pays du Sud et les médicaments dans les pays du Nord, comment s’étonner du flux migratoire du Sud vers le Nord, constitué par tous ces malades qui ne peuvent prétendre avoir des soins appropriés chez eux et qui cherchent par n’importe quel moyen à arracher leur droit à la vie.
L’immigration sanitaire est devenue une nécessité que le HCR devrait considérer parmi les critères acceptables au même titre que les critères classiques d’ordre politiques, ethniques et religieux. Les maux et les phénomènes de sociétés ayant évolués, il est temps d’adapter les lois et dispositions en matière de santé. Les dirigeants du Nord et du Sud ne peuvent plus se voiler la face ni jouer à la politique de l’autruche
Sur le terrain Belge, le Projet Matonge asbl va à la rencontre de cette population qui a quitté son pays et immigré plein d’espoirs de trouver le traitement qui sauve mais aussi de craintes compréhensibles difficiles à définir.
Cette population n’a pas quitté pas sa patrie de gaieté de cœur mais parce que le corps était malade. Elle laisse avec appréhension l’environnement familial social habituel derrière soi, sans vraiment savoir ce qui les attend de l’autre côté.
Paradoxalement, les communautés culturelles installées en Belgique ne sont pas non plus exemptes de l’épidémie. Au contraire, les situations socioéconomiques et familiales auxquelles ces communautés sont souvent exposées en raison des difficultés propres au processus migratoire et d’installation les rendent plus vulnérables aux situations de risques.
Cette vulnérabilité est accentuée par le fait d’appartenir à d’autres groupes sociaux stigmatisants de la société d’accueil, d’origine ou des deux à la fois. Elle est aussi accentuée par le fait de traverser des situations sociales ou familiales difficiles (chômage, analphabétisme, méconnaissance de la langue etc)
Le Projet Matonge asbl souhaite donner un espace où les migrants d’Afrique et leurs proches, peuvent exprimer leurs craintes, leur désarroi, leur dépaysement et peuvent trouver renseignements utiles sur les services de santé, d’accueil, sociaux, juridiques et associatifs en Belgique.
 

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Immigration et VIH - par Milo

Par Emile Noël, Psychologue


Le séropositif vivant en Occident, n’est plus en théorie prostré à attendre la mort. Les politiques mises de l’avant par les différents gouvernements occidentaux reconnaissent à ces personnes le droit aux soins médicaux et leur en facilite l’accès. Les espoirs renaissent et l’on sent parmi ces porteurs du VIH, les premières manifestations de ce besoin de reprendre vie à part entière.
Toutefois, parmi la population migrante porteuse du VIH, cet accès au soin n’est pas toujours utilisé de façon continue et soutenue.
Chaque culture a sa façon particulière d’affronter collectivement et individuellement l’adversité. La manière de comprendre et d’interpréter la maladie par exemple est aussi affaire de croyances, de rites, de cultes et de mythes. Au delà des techniques de guérison qui, dans les sociétés modernes vont des sciences humaines aux sciences médicales et pharmaceutiques, il y a dans chaque communauté des coutumes particulières face aux souffrances humaines.
On a remarqué dans le milieu migrant, que plusieurs personnes séropositives avaient encore tendance à donner une grande valeur de guérison aux prières, à la sorcellerie, aux remèdes traditionnels. De façon parallèle aux traitements conventionnels, ils opposent leurs croyances aux médecins et à leurs ordonnances médicales.
Ne jugeons pas l’apparence quelques fois folklorique de certaines pratiques que nous avons observées chez nos compatriotes séropositifs. Ne faisons pas semblant que toutes « ces façon d’être et ces façons de faire » ne nous concernent pas. Nous, qui avons une vision un peu plus moderne de la médecine, préférons nous désolidariser de telles conceptions ancestrales pour marquer une distance entre eux et nous.
En cherchant à vaincre leur état de frayeur avec leurs plus intimes croyances, ces personnes se sont isolées certes, mais nous qui faisons partie d’une élite privilégiée de la diaspora, avons aussi contribué à leur mise à l’écart.. Pourtant, leur parcours contient des particularités dont on peut extraire du matériel pédagogique, littéraire, scientifique, à intégrer dans les patrimoines culturels de ces communautés respectives. L’histoire de vie des migrants séropositifs contient la richesse de tout un champ d’expertises à explorer.
Pour comprendre les attitudes de certains individus réfractaires aux soins conventionnels, et pour les amener à cheminer, il est important de souligner le rôle de l’histoire dans leurs pratiques et conceptions des soins de santé. Ces attitudes ne sont pas nées du jour au lendemain. Elles se sont installées graduellement au fil du temps comme moyens de repères. Les pratiques qui veulent que les individus recourent à la magie, à la prière et refusent tout autre soin, ne sont autres choses qu’un réflexe de repli sur soi. Ce sont des attitudes infiniment recommencées, parce que privées d’un contexte favorable à l’évolution des mentalités. Elles garderont bien vivantes dans les esprits certaines pratiques ancestrales.
Le vécu historique a encré dans l’inconscient collectif la pratique de soins inadaptés, tout comme beaucoup d’autres choses d’ailleurs. Aussi, si on veut être en mesure d’accompagner les malades au cours d’un processus de gestion de changement de mentalité, il faut aussi comprendre le rôle de l’imaginaire dans la pratique des soins dans certaines sociétés.
L’histoire des comportements individuels et sociaux n’est pas strictement le fait de rapports économiques, de mouvements démographiques. Cette histoire renferme des dimensions éminemment humaines qui prédéterminent l’héritage de ces comportements. Au cours de leur période d’émergence, il a existé dans toutes les sociétés, qu’elles soient occidentales, africaines ou orientales, fort peu de distinction entre le fantastique et le réel. A une époque où l’imagination n’était pas encore asservie par la raison, l’imaginaire humain dépourvu de toute scientificité pour expliquer certains phénomènes, trouve alors dans la fureur ou la clémence des divinités des explications à ses souffrances physiques et morales, ou à sa guérison.
 

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Interview du Pr Bernard Vandercam - par Jude

Quand avez-vous commencé à vous intéresser aux personnes séropositives? Quelles ont été vos motivations?
Je me suis intéressé aux personnes séropositives dès le début de la maladie. A l’époque, on ne savait d’ailleurs pas encore qu’il s’agissait du virus HIV. A l’époque, j’étais assistant, je revenais du Bénin et j’avais été presque naturellement affecté au service des Maladies Infectieuses. C’était une période difficile puisqu’il n’y avait pas de traitement et lorsqu’on accueillait un patient, son espérance de vie était de 6 mois – 1 an et exceptionnellement de 2 ans. On accompagnait donc les gens dans la maladie jusqu’à la mort. Le patient était encore plus rejeté qu’actuellement puisqu’on ne connaissait pas grand chose des modes de transmission et l’homosexualité restait un sujet tabou. Période difficile mais aussi très riche d’un point de vue humain puisque des liens s’établissaient entre ces patients rejetés de la société et les équipes soignantes isolées au milieu de l’hôpital. Il y avait aussi beaucoup de solidarité.
Selon vous, que pensez-vous des messages de prévention en Afrique et à travers le monde? ont-ils un réel impact?
Je crois que ce sont les Africains qui doivent répondre à ces questions. C’est eux qui doivent également mettre en place leur stratégie de prévention. Je crois que dans les pays où la prévention semble efficace, les messages ont été relayés à tous les niveaux : politique, religieux, enseignement etc … Ceci dit, il ne faut pas se faire d’illusions, un changement de mentalité requiert plusieurs générations. En attendant il faut oser en parler, il faut faire comprendre aux jeunes que le sida existe là tout près d’eux et que par exemple tel membre de la famille n’est pas mort empoisonné mais mort du sida.
Pour le reste, je crois que l’avenir de l’Afrique passera par les femmes. Je suis impressionné par les projets gérés par les femmes avec peu de moyens mais bien plus efficaces que ces projets à grande échelle où l’on se demande où passe l’argent. On peut évidemment regretter que dans de nombreux pays, le budget de l’armée soit supérieur au budget de la santé mais ceci est une autre histoire.
Un mot pour conclure:
En 20 ans, j’ai vu des progrès extraordinaires s’accomplir et l’espérance de vie d’un patient est passée de quelques mois à quelques décennies et ce pour des patients jeunes. Et la recherche continue de progresser : après la trithérapie classique, on voit maintenant apparaître de nouvelles familles de médicaments, les inhibiteurs de l’intégrase, les inhibiteurs de la fusion, de l’attachement etc...
Si des patients ne meurent plus du Sida, par contre, ils souffrent toujours de la toxicité de nos médicaments et surtout du regard de la société. Avec le temps aussi, l’administration devient de plus en plus lourde et on regrette que parfois on ne puisse pas tout simplement faire appel au bon sens pour régler des problèmes sociaux ou administratifs.

propos recueillis par Marie Louise Mpeti

Pour lire la suite : http://iloapp.dbj-webdesign.be/blog/echos?ShowFile&doc=1218549073.doc

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Texte à méditer :  Banso elongo tosalisa babeli na biso ya sida